Alberto ABRUZZESE – sociologue de l’image et des technologies

By | 5 avril 2011

Découverte impromptue d’un sociologue Italien d’obédience post-moderne, bien connu semble t-il du CEAQ, dont on livre ici deux références.

ABRUZZESE  et la Sociologie des medias de masse

sources :  La spendeur de la télévision, origine et développement des médias de masses

« Au lieu d’être considérées comme instruments de dégradation culturelle (comme dans la représentation d’Adorno et Horkheimer), photographie, mode, publicité, cinéma, radio, musique et télévision sont des dispositifs capables de modifier et d’innover le système existentiel européen et américain. ». Une sorte d’archéologiede l’imaginaire social médiatique…

Mais un deuxième aspect affleure dans l’ouvrage : « Entre la subjectivité collective, métropolitaineet télévisuelle, et les émergentes subjectivités des réseaux formées par les phases terminales de la télévision, par les modes, les publicités, les consumations et les incessantes et minuscules temporalités imaginaires qui sont liées aux potentialités et aux caractéristiques technologiques des réseaux informatiques, se crée un type de discontinuité qui peut être entendu comme la distance qui sépare l’« être à la mode » (modernité) et l’« être mode » (postmodernité) » nous dit en compte-rendu Antonio RAFELE (in Revue Sociétés n° 95 — 2007/1).

ABRUZZESE et la sociologie de l’imaginaire

Autre ouvrage D’ABRUZZESE traduit en Français : La puissance de la beauté » (2007)

Son propos résonne parfaitement dans l’univers conjoint de Gilbert Durand, Baudrillard et Maffesoli semble t-il, avec cette touche spécifique concernant les « nouveaux médias », tel un Antonio Machado (Cf. « Les technologies de l’imaginaire » 2008)  : « La question de l’autre et du désir est ici abordée en relation avec celle de la Beauté qui, dans ses diverses incarnations occidentales, demeure la plus puissante construction sociale des stratégies de gouvernement de l’imaginaire et de ses sens. Les éthiques et politiques de notre civilisation se sont fondées sur les. esthétiques. Le monde classique a solidifié l’efficacité ordonnatrice de la beauté en archétypes, et le monde moderne l’a traduite en simulacres de masse qui conditionnent les relations affectives en les liant au rationalisme instrumental du contrôle sur les corps« .

L’auteur, raisonnant sur une vaste gamme de situations, de l’intimité au caractère spectaculaire du cinéma et de la télévision, analyse les formes sous lesquelles la Beauté à la fois stimule, dévie et viole le désir. Seuls les langages des new media semblent se soustraire aux fascinations esthétiques et négocier les contenus des rapports humains sous des formes personnelles, hors des stéréotypes du désir. Le début d’un parcours antimythologique, antireligieux. Un retour au sacré. » nous dit la présentation du livre…