-Denis
ETTIGHOFFER, Pierre Van BENEDEN, " Méta-organisations ", Editions Village Mondial,
Paris 2000.
-Yves
LASFARGUE, " Techno mordus, techno exclus ? Vivre et travailler
à l'âge numérique ", Editions
d'Organisation,
Paris, 2000.
-W.
DAVIDOW, M. MALONE, " L'entreprise
à l'âge du virtuel " Maxima, Paris, 1995
Synthèse
. Réduction de la pyramide
hiérarchique avec les réseaux
électroniques
. Réduction de la taille des
unités (méthode dite du « down sizing
»)
. Travail en équipes
(démarches SMED, 5S...)
. Travail coopératif
(groupware) avec les TIC
. Externalisation de certaines fonctions
(outsourcing, infogérance)
- Innovations dans la gestion
. Gestion par projets
. Conception de produits en partant du
prix (desing to cost)
. Etudes comparatives (benchmark)
Le management d’entreprises virtuelles est donc un
phénomène complexe, d’ou le recours de
certains aux
« sciences du danger » (risk management) : entre le
tout
virtuel qui automatise et épargne nombre de tâches
dans le
malstrom de l’information en réseau et la
fragilité
du virtuel face au crash, le manager navigue dans la
difficulté.
C’est le risque systémique au niveau mondial.
D’ou
ce besoin de déléguer, de laisser place
à
l’intelligence locale, au management
fédéré,
au savoir modulaire.
La place du management dans les méta-organisations
virtuelles
est celle de l’homme dans les systèmes
informatisés
intelligents : sa place est celle de celui qui décide,
imagine
les produits, services et les outils pour les réaliser. Il
est
le « perturbateur » du système de ces
organisations
plug and play. Et c’est dans le VBM, Virtual Business Model,
qu’il trouve la ressource.
2) Les
caractéristiques du management de l’entreprise
virtuelle
- Un management opportuniste (tactique plutôt que
stratégique) vu l’environnement
- Un management fédéré (entre ancrage
territorial
et diffusion mondiale via les réseaux, il faut des
médiations)
- Dans une entreprise relationnelle (avec les réseaux
électroniques la communication d’entreprise
explose vers
l’extérieur, les employés sont en
contact avec les
fournisseurs, les clients ) : « tous les collaborateurs sont
en
mesure de contribuer à une croissance du capital
immatériel » (5). Le management doit compter sur
le
capital social de l’entreprise.
- Ecouter les « bas bruits » (pratique de veille
dynamique
via l’informatique évoluée, exemple
PERICLES en
bourse)
- Virtualiser son organisation pour agir vite : les 3 types de
réseaux (Intranet, extranet, Internet) ont leur logique
propre
de développement mais jouent tous sur la
coopération. Ils
constituent des chaînes impliquant et combinant plus ou moins
d’acteurs pour créer une entreprise virtuelle, le
VBM le
plus, performant. « L’entreprise invente son VBM en
se
constituant une méta-organisation en réseau afin
d’offrir des services qu’elle ne pourrait jamais
produire
en propre si elle ne faisait appel à de nombreux acteurs
extérieurs »(6).
Ce sont ces VBM qui sont facteurs de différenciation pour
les
clients et les actionnaires (c’est le succès
boursier des
cyber-e, qui sont des méta-e, par rapport au
méta-R,
pourtant productifs).
« Dans une méta-organisation, la VA d’un
produit
industriel ou d’un service incluant le client dans la
chaîne de la valeur contribue autant à la
création
de la marge que la seule productivité de ses
échanges
internes » (7).
Le nouvel ordre des affaires a pour caractéristiques :
«
resserrement du temps, connaissance et adaptabilité
» (8).
Notes
:
1)
ETTIGOFFER, p. 230
2)
p.231
3)
LASFARGUE, pp44-49
4)
p.45
5)
p.264
6)
p. 274
7)
p.279
8)
p.268