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Editor : Th. TEULE

France

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Hervé Denis ETTIGHOFFER, Pierre Van BENEDEN, " Méta-organisations ", Editions Village Mondial, Paris 2000. -Yves LASFARGUE, " Techno mordus, techno exclus ? Vivre et travailler à l'âge numérique ", Editions d'Organisation, Paris, 2000.-W. DAVIDOW, M. MALONE, " L'entreprise à l'âge du virtuel " Maxima, Paris, 1995

- Les fournisseurs : "la compétition s'étalant à l'échelle internationale et l'espérance de vie des produits étant chaque jour plus courante, les relations traditionnellement distantes entre acheteurs et fournisseurs doivent prendre une autre dimension" (21), il faut établir "une confiance réciproque". La tendance est à la limitation du nombre de fournisseurs et à l'instauration de relation fiables, stables dans le respect d'une démarche qualité totale et la réponse rapide au marché. Les fournisseurs ont plusieurs choix pour face à ce nouvel état du marché : entrer dans le capital de leurs gros clients, s'installer près des centres de distribution, marier flexibilité, rapidité, coûts moindre avec fiabilité et constance, allier services nouveaux aux produits proposés (valeur aj outée)...Mais en échange le client fera entrer le fournisseur dans le secret de sa stratégie, dans le procès de production !!(notion de co-destinée comme avec les clients)

- les clients : " l'entreprise virtuelle devra s'appuyer sur une clientèle très ciblée (...) on s'efforcera de garder les clients sur plusieurs génération successives de produits "(22).Magazines, lettres, SAV, bases de données... sont des éléments relationnels avec le client." L'une des fonctions essentielle du fournisseur (et de l'entreprise) est d'aider ses clients à devenir compétents "(23). Les consommateurs doivent être formés à l'utilisation des produits virtuels et apprendre à interagir avec les entreprises qui les réalisent.


1)DAVIDOW....p.79                                7)ETTIGOFFER, p.59                               13)p.81                             

2)Idem                                                  8)p.75                                                      14)DAVIDOW, p.60                         3)p.137                                                9)p.68                                         15)ETTIGOFFER, p.32               
4)p.80                                                  10)DAVIDOW, p.17                                     16)p.71                                               5)LASFARGUE, p.47                                11)p.21                                                    17)DAVIDOW, p.43                            6)p.48                                                  12)ETTIGOFFER, p.80                   18)p.51           19) p.136

20) p.265.

21)p.169

22) pp.176-178

23)p.122

Chapitre 4. Les modes d'organisations virtuelles : méta-réseaux, méta-entreprises, communautés virtuelles professionnelles.


La mutation des entreprises, commencée dans les années 80 par l'externalisation, s'est poursuivie avec la délégation et l'infogérance en une véritable politique de subsidiarité qui donne lieu à la création de nouvelles entreprises usant des systèmes informatiques. Les trois objectifs poursuivis par les méta-organisations sont d'incarner un destin commun avec culture et valeurs partagées; d'avoir une utilité économique et sociale favorisant le développement durable; de faciliter l'accès et le partage des connaissances.


a)Les Méta-entreprises

L'avenir est aux fédérations d'entreprises, " ensemble composite regroupé dans une méta-organisation. Ce ne sont plus des petites, moyennes ou des grandes entreprises, ce sont des réseaux plus ou moins étendus d'entreprise de tailles différentes qui s'associent entre elles afin de faire des affaires et créer de la valeur (...) l'optimisation de la chaîne de la valeur a changé la règle "(1). Les formations en méta-entreprises permettent d'élargir leurs portefeuilles d'activités à moindre coût, de maintenir leur savoir-faire au plus haut niveau, de rester capable de garder l'initiative de l'offre sur les marchés : " ayant développé, grâce aux réseaux électroniques une forte covalence avec leur avec leurs partenaires, les entreprises se recombinent quasi en permanence en conduisant une politique de coopération parfois trés complexe "(2). Ainsi, " l'alliance entre entreprises sous-tend l'abandon du modèle dominant/dominé pour préférer une logique nouvelle de type gagnant-gagnant favorisant le regroupement d'entreprises " (3).

Il existe trois types de coopération :

- le co-développement dû au désir pour les partenaires d'accéder économiquement à une technologie, à un ensemble de savoir-faire

- la co-production rendue nécessaire pour obtenir des économies d'échelle- la co-commercialisation ou la co-distribution visant à l'augmentaion de la gamme des produits ou des services systémiques et à l'accès à des marchés nouveaux En plus la coopération coûte moins cher que la concurrence et d'une manière générale tout ce qui peut favoriser la circulation d'information entre acteurs d'une organisation va améliorer

son fonctionnement et sa rentabilité car la capital immatériel est ici essentiel : " dans une économie de production en cycles courts, ce double mouvement de co-développement et de traitement personnalisé des cycles de production en temps réel aboutit à transformer les entreprises traditionnelles par les 2 bouts de leur chaine de valeur. D'un côté elles deviennent des spécialistes de l'ingénierie de services et produits innovants, de l'autre elles se transforment en industrie de la logistique one to one " (4).


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