Editor : Th. TEULE
France
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b) Les Méta-réseaux
" C'est dans l'entreprise systémique que l'on trouve l'idée de meta-réseau. Chaque entreprise se mobilise pour participer aux gains de productivité collectifs en acceptant de multiplier les automatismes connus. Ce qui aboutit à terme à un réseau intelligent capable d'interpréter les évènements indécelables autrement, capable d'initiatives et d'autopilotage afin de les' adapter à des situations perturbatrices. Le meta-réseau devient autonome : il peut déduire à l'avance des besoins de renouvellement des stocks, mais aussi ces tendances nouvelles des démarches du marché et des clients. pour cela, il relève les faisceaux d'indices comme les démarches d'information, de documentation, les passages sur des sites précis, les discussions dans des forums particuliers "(5). Il y a productivité globale du système dans le monde entier, pour gagner en productivité les méta-réseaux vont multiplier les applications de tracking (traçage des informations, objets, exploités et interprétés par des applications de l'intelligence artificielle installées dans les réseaux). L'homme sera écarté de ces traitements de l'information car il faut rapidité et sûreté d'exécution dans des marchés d'impatience et de temps réel où des millions d'informations fluctuent souvent sous formes d'indices, de bruits..." .Avec les méta-réseaux nous entrons dans l'ère de l'hyperproductivité "(6), le "miracle américain"des années 90 est ainsi du aux retombées de l'hyperproductivité conduite par les systèmes informatiques fortement intégrés (les progiciels de gestion de la chaine partant de la fabrication à la livraison ont automatisé l'entreprise en même temps que baissé ses coûts en assurant un fonctionnement global de l'entreprise). " Nous assistons à un processus d'intégration croissant des structures de co-production et de co-commercialisation fonctionnant quasiment en temps réel grâce aux NTIC "(7).Avec les méta-réseaux à dorsale informatique il apparaît que : rendements croissants et économies d'échelle ne sont pas les motifs principaux des alliances mais bien le partage d'un marché mondialisé par les réseaux et dominé par la dictature des consommateurs et des actionnaires ; par ces réseaux la fonction achat devient essentielle, ils sont des instruments de domination économique par lesquels on cherche à captiver clients et sous-traitants; ils sont le moyen usuel d'exploitation des connaissances, de maîtriser des flux informationnel et de matière grise. La multiplication des socio-types et la mouvance des modes, des attentes dans une culture mondiale et l'effet de contamination des réseaux, la nécessaire fabrication par petits lots, sur mesure, à expédier au client, la diversité des fournisseurs et leurs compétences pointues... montrent l'importance des systèmes d'identification, de traçabilité et de logistique : " les meta-réseaux ou filières professionnelles installent leurs capteurs sur Internet. Grâce à leurs relations interactives et directes avec le cyber-consommateur, ils développent des outils capables de fournir à l'ensemble de leur organisation le résultat du traitement des informations collectées sur le réseau. L'enjeu est de taille, du traçage on passe à l'exploitation des données recueillies un peu partout " (8). Ainsi tout membre d'un méta-réseau (banque, loisir, restaurant...) pourra proposer une offre personnalisée à son client potentiel via les systèmes automatiques de reconnaissance de l'information (logiciels d'analyse automatique, métamoteurs de recherche, plate-formes téléphoniques, technologies PUSH).
En définitive ce sont des solutions inforganisationnelles (intelligence organisationnelle clé en mains) qui œuvreront dans les méta-réseaux : " ces solutions informatisées, industrialisées, afin d'être accessibles au plus grand nombre, participent à la structuration d'organisations "(9). Ce sont :
- les Progiciels de Gestion Intégrés ou ERP (ils gèrent des processus interservices avec l'ambition de participer à l'aide à la gestion et à la décision. Ils favorisent le décloisonnement entre services et s'appliquent à l'entreprise étendue, c'est à dire éclatée en plusieurs sites. Enfin ils sont proposés à des compagnies ou partenaires affiliés afin de normaliser aux maximum les échanges d'informatique. Le développement du B to B caractérisé par les échanges de type EMI favorise ces systèmes d'information inter organisationnels), ASP Internet (Application service Providy), les Webrings : consiste à mettre en place des parcours fléchés par des liens (hypertextes ou hypermédia). Ces liens composent une chaine des services complémentaires issus des alliances de fournisseurs sur le weB l'usine Plug and Play...
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Les Communautés virtuelles professionnelles
Les communautés virtuelles sont l'archétype du partage de savoir et des réseaux apprenants, de ce nouveau mode de travail en équipe qui caractérise les méta-organisations utilisant les réseaux électroniques (Intranets, forum, mailing liste...).
Il
y a 3 règles pour créer une communauté
d'affaires :
- connaître le nombre magique qui permet d'entrer en contact avec le monde entier en se démultiplant pour éviter de courir pour rien (le nombre d'ERÖS est de 6)
- proposer des projets ouverts attractifs et séduisants qui mobilisent une communauté d'affaire (animer l'Intranet comme un extranet dirigé vers les clients)
- utiliser au mieux l'effet de levier et les relais (ils se retrouvent dans les relations que l'entreprise entretiens avec les gisements de savoirs - universités...-, quand elle intervient sur les forums de clients, noue des relations spécifiques avec des sous-traitants)
