Editor : Th. TEULE
France
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- Les propriétés particulières d’Internet :
. L’interconnectivité : on passe d’un site à l’autre alors qu’auparavant les institutions jouaient ce rôle. Poussé à l’extrême, comme dans le cas des blogs qui animent et font partir par fils RSS des centaines de liens , se développe une véritable complexité de réseaux ressemblant aux neurones d’un cerveau : « qu’on le veuille ou non le Net est en train de se constituer à la manière d’un cerveau, avec ses synapses, ses interconnexions, ses dentrites... » p.35
. Le multimédia : avec la fusion numérique de tous les supports, tous les types de contenus sont possibles. Après les règnes de l’imprimerie, de la TV, aujourd’hui dans « l’infomobilité », chacun peut capter, produire et distribuer de l’information. « L’infomobilité offre des possibilités nouvelles. Les infonautes sont libres d’aller chercher de l’information dans différentes sphères du cyberspace, puis de la transmettre ou non à quelqu’un d’autre » (Idem).
- L’évolution Darwinienne d’Internet
selon Joël De ROSNAY , « le Net s’est développé comme un système darwinien, de manière buissonante, comme la vie elle-même » p.38. En effet les espèces vivantes ont un réservoir ADN qui doit s’adapter aux agressions de l’environnement pour survivre et qui transmettra ses gènes aux descendants : « le principe est analogue en informatique » (p.39). Quand des informaticiens louent un programme pour le faire tester par des utilisateurs qui le valideront ou non, puis l’envoient à des « bêta-testeurs » avant de la diffuser sur Internet. Entre-temps, le programme aura mûté. En fait « la théorie du chaos déterministe s’applique également à Internet » p.40.
Internet est le 5e pouvoir : « l’émergence de ce 5e pouvoir est notamment rendue possible par la transition entre sites Web et blogs » (p.41) ; « l’association blogs/RSS contribue à créer un réseau d’intelligence collective » (p.44) ; « il s’agit là d’un progrès considérable dont on ne mesure pas encore suffisamment l’importance » (Idem). En effet, avec les fils RSS l’internaute n’a plus à chercher l’information, elle vient à lui.
Une autre technique des médias de masses est le Wiki (alimenté bénévolement par les internautes, comme Wikipédia).
Avec ces wiki, fils RSS, avec le P2P TV de Bit Torrent par exemple, « chaque fois qu’une émission TV nouvelle apparaît, les abonnées aux chaînes TV pronétarienes sont avertis par les systèmes RSS : des agents intelligents se connectent automatiquement et enregistrent, sur un disque dur, les émissions qu’ils sont aller glaner aux quatre coins du monde. Par un système appelé enclosures, le « torrent » de bits se télécharge automatiquement et se transforme en une sorte de podcasting vidéo que l’on pourra enregistrer et regarder plus tard » p.56.
Ce sont les jeunes surtout qui apprécient de créer leurs propres programmes et naviguent d’une chaîne pronétariene à l’autre. Les chaines pronétarienes : « Vlog » créée par des jeunes ; « Current TV » de Al GORE, faite par des jeunes ; rocketboom.com...
Et des technologies d’accès comme le Wifi, Wimax, l’interopérabilité des systèmes d’information (les « réseaux pervasifs ») sont des outils puissants d’accentuation du développement de médias des masses. En définitive « la création collaborative et le partage se situeront à tous les niveaux de l’Internet de demain » p.68. Le défi reste néanmoins la création de contenus à forte valeur économique par le public lui-même.
La nouvelle « nouvelle économie »
ROSNAY la définie comme l’économie avec marché doublée d’une économie de la gratuité : « ce qui est gratuit est une sorte de produit d’appel pour inviter le consommateur à payer ensuite le service » p.103.
Parmi les éléments moteur de cette nouvelle « nouvelle économie » l’auteur distingue :
-
Le plaisir : « tous les nouveaux services,
de Yahoo à
Google en passant par Ebay, relèvent du monde du loisir
autant
que du monde professionnel. Ils sont fondés sur le principe
de
« l’instant
gratification » c’est-à-dire
la plaisir amené par l’écoute
d’une musique à
peine téléchargée, une sonnerie
originale de
téléphone, des photos satellites de sa maison par
Google Maps... » p.75.
Le principe fondamental est la « rétroaction sociétale », réponse simultanée de milliers de personnes par l’intermédiaire des réseaux de communication.
C’est aussi l’importance, pour les entreprises, de la gestion de la relation-client (CRM) : désormais avec Internet une entreprise peut consulter l’historique des acheteurs ayant visités son site, elle peut connaître leurs goûts et habitudes via les techniques de traçage que sont les cookies, le profiling ou les sondages d’opinion.

