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Editor : Th. TEULE

France

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Brigitte JUANALS « la culture de l’information. Du livre au numérique ». Lavoisier, 2003 

Préambule


En Amérique du Nord, la culture de l’information s’est développée en trois phases distinctes.


«  Dans les années 1970, l’émergence de la société de l’information s’est accompagnée de la prise de conscience de la nécessaire maîtrise de l’information qui lui était liée ; dans les années 1980, le concept de l’information literacy s’est développé en même temps que les dispositifs informatisés, avec les savoirs et savoir-faire qui leur étaient associés ; dans les années 1990, la formation à l’information (assurée par les bibliothécaires et le corps enseignant) s’est étendue et a été envisagée comme une forma d’alphabétisation » p.18.

Pour suivre cet ordre d’idées on note la création du B2i  en France en 2000 par les pouvoirs publics (« Brevet Informatique et Internet ») dans les écoles, collèges, lycées.


Il y a trois niveaux progressifs de compétences au sein de la culture informationnelle :

- La maîtrise de l’accès à l’information

- La culture de l’accès à l’information

- La culture de l’information


Dispositifs


L’auteure, dans cet ouvrage, a pour ambition d’étudier les nouveaux dispositifs d’accès à l’information, formateurs de culture (comme les médias classiques). La notion de dispositif sera entendue aux sens de M. FOUCAULT, G. DELEUZE ou M. De CERTEAU.


Ainsi, « la culture de l’accès à l’information paraît désormais indissociable de l’utilisation régulière (mais non exclusive) d’un dispositif informatisé ».p.25.

Exemple , le dispositif « hyper-média » : ordinateur, Internet, écran + souris. L’environnement de lecture a bien changé, avec le livre il suffisait de savoir lire, avec l’ordinateur il faut multiplier les savoirs et savoirs-faire.


p.30 « Nous avons donc évolué d’un modèle de transmission vers un dispositif de médiation des savoirs dans lequel l’étude de la production est devenue indissociable de la réception, en tant que mode de réalisation des potentialités cognitives mis à dispositions des apprenants (...). Production et réception d’information sont envisagées en interaction, auteurs et lecteurs sont également actifs ».


Exemple de dispositif évolutif : l’encyclopédie Diderot/D’Alembert du XVIIIe siècle jusqu’aux encyclopédies électroniques sur Internet.  



La technique de l’hypertexte sur Internet

L’ère « après-télévision » selon Francis BALLE commence en 1975 avec le développement des réseaux télécoms, des médias baladeurs et de l’interactivité à la télévision pour se poursuivre après 1992/1993 avec la numérisation des médias et l’expansion des réseaux (interconnexions et interopérabilité).

C’est là qu’intervient la technique et notion essentielle d’hypertexte dans l’univers informatique des nouveaux réseaux.

Mais ses origines sont beaucoup plus ;large selon l’auteure, cette notion est déjà présente dans les travaux américains de recherche militaire ; elle se trouve chez le philosophe T. NELSON, dans la théorie littéraire de BARTHES : « L’organisation arborescente du texte, la multiplicité des parcours virtuels de lecture, des frontières qui deviennent plus floues entre lecture et écriture, l’intertextualité, un texte en continuelle production...toutes ces notions ont également été explorées par des philosophes, des linguistes ou des écrivains » P.58.


Chez BARTHES les œuvres sont considérées comme des œuvres perpétuelles ; le texte est un fragment de langage placé dans une perspective de langage...les œuvres hypertextuelles comme l’OULIPO ou chez R. QUENEAU, « la vie mode d’emploi » de PEREC ou « Ulysse » de JOYCE témoignent de caractéristiques hypertextuelles : « elle dévoilent aussi les principaux acteurs d’un environnement hypertextuel que sont le texte, l’auteur et le lecteur, ce dernier prenant une importance toute particulière au travers de ses parcours de lecture (...) dans un espace hypertextuel organisé d’un programme informatique qui crée et présente des données textuelles, sonores ou vidéo, la lecture, en intégrant une dimension interactive n’est donc plus séquentielle » p.59

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