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Brigitte JUANALS « la culture de l’information. Du livre au numérique ». Lavoisier, 2003 

Chez Pierre LEVY, l’hypertexte décrit une réalité complexe, dont les principes sont :

- le principe de métaphore (le réseau hypertextuel est en constante construction et renégociation)

- le principe d’hétérogénéité (les noeuds et liens sont hétérogènes

- le principe de multiplicité et d’emboîtement des échelles (chaque noeud et lein peuvent être composés d’un réseau

- le principe d’extériorité (les réseaux ne possèdent ni unité organique, ni moteur internet

- le principe de topologie (le réseau n’est pas dans l’espace, il est lui-même l’espace)

- le principe de mobilité des centres (le réseau possède en permanence plusieurs centres perpétuellement mobiles)

En conséquence, « le système hypermédia de la toile (...) nous amène à considérer les dispositifs hypermédias en réseaux comme des dispositifs d’information globaux et ouverts » et le réseau Internet va encore augmenter dans ce sens via le web sémantique.


Historiques de l’accès à l’information


A ce stade l’auteure rappelle les trois étapes d’un dispositif d’accès à l’information :

- Rassembler les données

- Organiser les donner et les classer

- Définir des modes d’accès


Mais une problématique apparaît pour les nouveaux dispositifs, « l’étude de l’Internet envisagé comme dispositif de communication d’accès à l’information fait apparaître toutes les difficultés de la recherche d’information dans cet espace en instabilité permanente » pp.76/77 et d’une information « démultipliée et complexifiée ».


Selon LEROI-GOURHAN il y a cinq grandes périodes dans l’histoire de l’accès à l’information

in « Le geste et la parole » , 1965):


- Celle de le transmission orale

- celle de la transmission écrite

- celle des fiches simples

- celle de la mécanographie

- celle de sériation électronique


Les différents systèmes de classement dans l’histoire du savoir (entre méthode systémique et ordre alphabétique) :


- La classification des êtres vivants élaborée par ARISTOTE servit de base aux classifications du XVIIIe siècle. De même, l’intense compilation historiographique dédiée à TITUS par PLINE l’Ancien. Le problème vient ici du manque de méthode et du style trop littéraire des descriptions peu « scientifiques ».

- Au Moyen-âge, les systèmes d’organisation des avoirs construits étaient théocentriques, d’ordre nécessairement divins, et gardés dans les monastères. L’imprimerie permit la diffusion des connaissances.

- A partir du XVIIe siècle, les systèmes de classement devinrent anthropocentriques selon l’ordre des sciences (voir BACON puis l’Encyclopédie).

- Le XIXe favorisa un retour à un ordre méthodique relevant d’un système (HEGEL, COMTE) en réaction contre l’émiettement des savoirs générés par l’ordre alphabétique.

- Tandis que le XXe siècle a cherché un mode d’organisation des connaissances caractérisé par l’éclatement et la multiplication.


En conséquence « depuis la fin du XIXe et au cours du XXe, la diversification des supports et des types de documents (livres, périodiques, microfilms, microfiches, photos...) s’est intensifiée de manière continue tout en posant le problème du traitement de l’information qu’ils contiennent. (...) le traitement du savoir sous une forme modulaire qui le découpe en une multiplicité de fragments, le non-linéarité de la lecture, l’indexation et l’hypertextualité qui multiplie les possibilités d’entrée des données, la démultiplication des documents eux-mêmes comme ensemble de connaissance en perpétuel mouvement au sein d’un vaste réseau accessible en tout point, toutes ces évolutions sont déjà engagées » pp.86/87.

Et avec l’informatique : l’information est devenue multiforme (dans ses formats et ses supports) et multilingue ; elle se rencontre sous forme structurée (en base de données ..) et non structurée.

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