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Brigitte JUANALS « la culture de l’information. Du livre au numérique ». Lavoisier, 2003 

C’est « l’interface graphique » qui conditionne maintenant l’écrit à voir sur l’écran pour le lecteur : il s’agit du « bureau » ou interface de l’Outil Système ; des interfaces propres aux logiciels ; de l’interface du navigateur et du Web. Cet interface se décline en interface physique, interface utilisateur, interface graphique, interface fonctionnelle etc. Et les stratégies des éditeurs ont dues s’adapter à cette nouvelle donne de l’Internet où l’espace « est virtuel (impliquent la dématérialisation des données), hypermédia et international » p.110

Pourtant l’auteure note qu’avec « l’e-book » il y aurait un retour vers le livre.


Ecriture et savoir


Mais c’est au fondement qu’il faut peut-être comprendre la mutation et son rôle dans l’accès à l’information, de l’écriture.

P.111 « depuis son apparition l’écriture a entretenu des rapports complexes avec le savoir, de par son rôle essentiel dans la conservation, le classement puis l’accès aux connaissances ».


Car pour PLATON (in « Phèdres », oeuvres complètes, T2, Paris, Gallimard, 1950) il y a justement opposition entre le savoir, que seul l’être humain peut incarner, et l’écriture en tant que forme médiatisée du savoir. L’écriture serait une « illusion du savoir » car elle dispense de l’effort de mémorisation, elle a toujours besoin de son auteur pour être défendue et sans accompagnement d’un enseignement l’écriture ne permet pas la construction d’un jugement.


Pour J. GOODY, au contraire, l’écrit est un puissant outil de transmission des connaissances et sociétés humaines car elle objective le discours par rapport à l’oral, elle soulage la mémoire individuelle et collective, elle améliore la communication linguistique par l’activité sémantique, syntaxique, textuelle et elle permet l’organisation de la société (via des listes, des tables), de ses événements.


Il en résulte que « les rapports de l’écriture, de la pensée et de la connaissance font l’objet des interprétations les plus divergentes » p. 112 (jusqu'à Pierre LEVY qui évoque des « technologies de l’intelligence » en 1993). Son rôle varie aussi selon les supports, contextes. Aujourd’hui l’écriture hypermédia a intégré une dimension graphique (textes, images, sons...), ce qui évoque une mutation : « Dans un livre, le texte est fixé à son support dont il est indissociable. Au contraire, l’écriture hypermédia, en se dissociant de son support, est caractérisée par sa malléabilité et les fonctionnalités d’exploitation et de manipulation du contenu sont nombreuses (...) des expériences, des simulations ou des vues virtuelles » p.113  

Et en plus de la technologie hypermédia, le dispositif technique de l’Internet influe lui aussi sur l’écrit, une  « écriture réticulaire » donc par nature instable.


- Conséquences du nouvel espace de savoir


- La pratique du zapping

Issue de la TV, elle accentue la tendance à la construction de réseaux hypertextuels, d’éléments d’informations présents en grande quantités, courts, décontextualisés les uns des autres. Une pratique qui s’oppose à la construction de connaissance selon l’auteure.

- La « fenêtre » qui est dans l’interface graphique a remplacé la page du livre et elle représente l’accès à l’ensemble des données

- La « barre de défilement » remplace la vue d’ensemble de la page écrite.

- Les discours sur la communication en réseau


Le « village global » de M. McLUHAN (1962) est sans doute le plus connu. Il fait référence à la communauté virtuelle d’une tribu mondiale rendue possible par le développement des moyens de communication à l’échelle de la planète. La tV, par le son et l’image, devrait diminuer distances et singularités culturelles.


Les « mythes égalitaires de la communication » qui établissent un rapport direct entre le réseau et la démocratie directe depuis le XVIIIe (avec les transports, le chemin de fer, le télégraphe) jusqu’au XXe avec les réseaux numériques mondiaux (c’est la cybernétique pour une meilleure société grâce aux réseaux informatiques selon WIENER ou le village électronique de McLUHAN ou encore le rapport NORA/MINC sur l’informatisation de la société nécessaire pour sortir la France de la crise économique et politique et aider à la décentralisation que l’informatisation permettrait). Dans ces discours il y a amalgame entre réseau technique et réseaux sociaux.

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