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Jean-Louis MISSIKA  « La fin de la télévision »,  Seuil 2006

Ce modèle était simple et fonctionnait bien. Les citoyens déléguaient aux journalistes professionnels le pouvoir de sélectionner, valider, interpeller et éditer des informations, sans chercher à vérifier leur crédibilité. (...) L’efficacité du para-journalisme et la montée en puissance d’Internet (...) les procédures de sélection et de validation sont remises en cause (...). Nous vivrons dans un monde rumeurs et de faux-semblants ».


D’ou le danger pour la question de l’espace public selon l’auteur : « la vocation d’un espace public est justement de permettre la confrontation des opinions (...) les médias de masse ont joué ce rôle essentiel d’un accès général et synchronisé à un socle d’informations suffisamment crédibles pour qu’elles soient partagées et acceptées par une majorité de citoyens » p.95 .

Pour MISSIKA les médias sont le principal lieu d’exposition de points de vue antagonistes, un bien de la vie démocratique : « après la 2e guerre mondiale les médias de masse ont joué un rôle essentiel dans la construction de l’agenda politique et, pendant près de 50 ans, la télévision en particulier va mettre sous les yeux de tous, au même moment, le même message politique ». p.96.

C’est cela la construction d’un espace public homogène ; la tV via le journalisme a construit une relation de confiance avec le téléspectateur.

Mais aujourd’hui, l’individualisme, le refus du dialogue, affaiblissent voire détruisent cet espace : la société est fragmentée voire communautarisée dans les médias (ex : échec des médias qui n’ont pas su cadrer la campagne du référendum 2005 sur l’Europe).

D’où l’usage d’Internet comme nouveau média politique :

  • La TV c’était l’égalité d’accès de tous les citoyens, en même temps, au même message politique

  • Internet c’est : ni tous ensemble, ni en même temps, ni le même message


Vu en complémentarité, TV et Internet peuvent être un bien pour l’espace public. Mais leurs défauts peuvent triompher : « le pathos et les bons sentiments des récits individuels pour la première, la dispersion et la désynchronisation pour la deuxième. Tel est le risque de désintégration de l’’espace public » p.105


Conclusion : tout ceci risque d’amener à une nouvelle situation, « celle d’un espace public bavard et inattentif, où chacun veut être émetteur, auteur, éditeur, journaliste mais où peu choisissent d’écouter ensemble et de se rendre aux rendez-vous de prescripteurs, fiables, peu nombreux et puissants ». P.105




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