Editor : Th. TEULE
France
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- Par exemple les marchands veulent commercer en paix donc sécuriser le réseau, en particulier en y ajoutant un « tiers certificateur »; le problème est que cela revient à créer un noeud de réseau ou une autre infrastructure.
- Les services ajoutés que proposent les FAI nuisent à d’autres applications car l’universalité du protocole est dégradée : « truffé de serveurs Proxy, de centres d’hébergement de données, de tronçons de voix rapides sécurisées, le réseau est déjà plus intelligent qu’il ne l’était » p.189.
Surtout si l’on considère qu’aux origines d’ARPANET tous les ordinateurs étaient également des serveurs (alors que maintenant il faut passer par les machines d’un FAI distant. Mais à cette époque la connexion était maintenue jour et nuit : donc problème de coût en énergie).
- Mais la tentation est grande pour les FAI d’être aussi prestataires d’autres services puisque leurs serveurs sont au plus près du « dernier km », celui de l’utilisateur (exemple : AOL), domaine privé où « il n’est plus nécessaire d’y respecter l’universalité du protocole Internet » (Idem). Et la tentation de se rendre maître d’un domaine privé est encore plus grande quand le FAI est aussi opérateur Télécom : tentation « de modifier les couches de cette infrastructure de communication et de décider du schéma de déploiement de la bande passante. C’est le moyen le plus sur pour garantir une qualité de service mais aussi d’établir une discrimination entre les usages, utilisateurs, contenus » p.190.
Et la course au haut débit va encore augmenter le risque périphérique car Haut débit signifie investissement dans la « boucle locale », vers l’utilisateur : tracer des routes vers lui avec l’idée fixe de « faire de cette position de réseau qu’ils auront construite ou améliorée leur domaine privé, verrouillé, fermé aux étrangers » p.196.
- C’est déjà le cas des cablo-opérateurs (interdiction chez certains réseaux de regarder de la vidéo en streaming ; limitation du volume de données d’émission - NOOS- ; impossibilité de transformer son ordinateur en serveur par prohibition dans la connexion forfaitaire ; capacité du cablo à filtrer une partie du trafic sur le réseau - en effet les paquets TCP/IP, s’ils ne discriminent pas le contenu, permettent de repérer si les paquets sont vidéo, audio) etc.
- Les opérateurs ADSL ne sont pas en reste (restriction du volume d’émission de données aux particuliers pour faire du broadcasting).
- Heureusement le P2P
Il suscite la demande car « l’économie des réseaux ne se nourrit pas de contrôles mais de la liberté de diffuser les œuvres et idées, de l’envie de partager ses découvertes, de la créativité des nouvelles applications » p.193.
Le « Peer To Peer » rétablit le principe périphérique entre les ordinateurs des utilisateurs : « il y parvient en faisant communiquer directement ces derniers, par l’intermédiaire d’un logiciel téléchargeable sur Internet - en général gratuit. Ce dernier se moque du système des noms de domaines qui oblige deux machines connectées temporairement, donc ne disposant pas d’adresse IP fixe, à passer par un serveur pour communiquer entre elles. Il renomme chacune d’elles dans son idiome propre » p.193 (Idem).
D’ou l’importance relative du système, si lucratif, des noms de domaines pour l’auteur « le système des noms de domaines sera de plus en plus ignoré par les applications à venir parce que l’Eldorado du Net se trouve dans la riche matière inexploitée des ordinateurs personnels que l’on sait à présent extraire » p.194
Ces logiciels de P2P s’appellent, en 2002, FREENET, GNUTELLA, ils se pilotent facilement : le logiciel installé sur l’ordinateur de l’internaute commence par publier la liste des fichiers que celui-ci a décidé de partager puis il lui permet de faire une recherche dans la bibliothèque de toutes les personnes connectées à cet instant.

