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Editor : Th. TEULE

France

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VIRILIO Paul (1996), “ Cybermonde, la politique du pire ”,Textuel.

- proximité immédiate avec l’agora, le forum, le parvis

- proximité métabolique avec le cheval

- proximité mécanique avec le train et la révolution des transports

- proximité électromagnétique avec la mondialisation et le temps réel qui l’emporte sur l’espace réel »3.


La ville


« Si nous ne pouvons pas, à travers la mondialisation des télécoms, urbaniser le temps réel des échanges, c-a-d la ville-monde live, la ville-monde temps réel, l’histoire et la politique seront en cause »4.Pour VIRILIO, la ville dans sa forme politique majeure est le ferment de l’histoire, du temps ; donc même au travers du virtuel et des nouvelles technologies on doit la retrouver ! D’ou son refus de la confusion proche/lointain des réseaux : « si demain nous nous mettions à préférer le lointain au détriment du proche, nous détruirions la cité »5, c-a-d le droit de cité qui se base sur la mesure de la distance entre soi et les autres (citadins/étrangers...). Abolir, rétrécir ce monde par la vitesse sans contrôle raisonné est donc dangereux (aller au bout du monde en quelques heures « c’est arriver « à un état d’inertie mentale et de perte des rapports au monde (...) c’est le grand renfermement : avoir dans la tête une Terre ridicule ! »6).

1 Idem, p. 40

2 Idem, p. 72

3 Idem, p.41

4 Ibidem

5 p.42

6 p.43

7 p.44


Le corps


Parmi les marqueurs identitaires, le rapport au corps (territorial, social, humain) est bouleversé par les nouvelles technologies de téléprésence qui délocalise la position, la situation du corps : « tout le problème de la réalité virtuelle est de nier le hic et nunc, l’ici au profit du maintenant »1 ; « les délais technologiques provoquant téléprésence essaient de nous faire perdre définitivement le corps propre au profit du corps virtuel (...)  il y a la menace de perte de l’autre, déclin de la présence physique au profit d’une présence immatérielle et fantomatique »2. L’image TV remplace l’image publique donnée jusque là par la vie de la cité, l’espace public. Ce qui serait en cause derrière la question de l’espace virtuel est la perte de la ville réelle. Il y a spectralisation du lointain et perte du proche physique avec tous les écrans et les autoroutes de la communication, perte du rapport au corps avec la téléprésence que nous ne pouvons nous permettre : « la vitesse absolue nous enferme infiniment dans le monde »3. La géographie du voyage (départ, voyage, arrivée), initiatique, croisée avec le temps historique, n’est plus possible aujourd’hui à l’heure de l’instantanée et de l’information médiatique érigée en histoire : « nous allons bientôt ressentir la fin du monde. Non pas la fin apocalyptique, mais le monde comme fini »4 (d’autant plus que la 3e révolution technologique est celle de la transplantation biotechnologique : le corps colonisé par l’électronique miniature, l’homme semblable et remplacé par l’artificiel ; d’autant plus qu’avec les réseaux numériques tous les sens sont maintenant transférés à distance : numérisation du voir, de l’entendre, du sentir, du tactile - sauf du goût ; et toutes les TIC appliquées - domotique, ordinateur, TV - séparent du corps, de l’habitat, des territoires de l’âme).



1 p.44

2 p.49

3 p.48

4 p.59

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