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VIRILIO Paul (1996), “ Cybermonde, la politique du pire ”,Textuel.


Chronopolitique

Le temps réel l’emporte sur l’espace réel : « la crise des technologies est une crise du foncier, non plus à l’échelle de la ville mais à l’échelle du monde. La-dessus, les autoroutes électroniques, la ville virtuelle et la mégacité apportent une dernière rupture, qui est l’aménagement du temps réel. La constitution d’une ville de l’information, d’une omnipolis, « ville des villes », vient rendre plus confuse encore la future géopolitique »5. Technologies nouvelles, médias sont synonymes d’occupation, de contrôle (« cyber »). : « quand certains vantent le cerveau mondial en déclarant que l’homme n’est plus un homme, mais un neurone à l’intérieur d’un cerveau mondial, et que l’interactivité favorise ce phénomène, c’est plus que la société de contrôle, c’est la cybernétique. Si le modèle est celui des abeilles ou de je ne sais quel système autorégulé, c’est le contraire même de la liberté et de la démocratie »6. L’interactivité, avec son feed-bach, sa rétroaction, est la bombe informatique.



5 p.77

6 p.78


L’accident


Pouvons-nous contrôler ce système ? « Si la réforme est NON, c’est un accident général qui se prépare, c’est l’accident de l’histoire (...)1.

Le temps de l’histoire, c’est passé/présent/futur ; le trajet c’est départ/voyage/arrivée. Or, le temps mondial des réseaux est une amputation du volume du temps et une liquidation des temps locaux. Or l’hyper concentration du temps réel réduit à rien tous les trajets, « le trajet temporel l’emporte au profit d’un présent permanent et le trajet du voyage au profit d’un être-là »2.

De plus les accointances guerr/informatique ne sont plus à démontrer ; c’est la même cybernétique du complexe militaire qui permet l’informatique mondialisée.


« La solution passera par la question urbaine »3, la réorganisation d’un lieu de vie commun, après la ville-monde d’Internet. Et donc par le renouveau du lien social (2e axiome de l’urbanisme) : il faut « reprendre langue » ! Surtout dans un continent aussi sédentarisé que l’Europe.

Et le perception, au sens de « voir le monde » devient un enjeu politique majeur : « l’optique géométrique a fait le centre-ville et la périphérie via la lumière et le soleil (...). L’optique ondulatoire, le rayonnement électromagnétique véhiculent des signaux (digitaux, vidéo, audio...) qui organisent un rapport au monde téléobjectif. Tout est écrasé sur une seule surface, l’interface du moniteur ou du vidéocasque »4


1 p.41

2 p.80

3 p.52

4 p.83

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