Internet et la démocratie

By | 6 juin 2010

Conférence de Dominique CARDON, sociologue au laboratoire ORANGE R&D, donnée sous l’invitation du sociologue  Pierre Rosanvallon (le podcast n’est plus disponible sur France Culture)

Idée de constitution du “public par le bas” via les conversations sur Internet (dans la lignée de “l’innovation ascendante” chez Cardon, et toujours la sociologie des usages pour étudier l’Internet).

Dominique Cardon distingue 6  formes politiques de l’Internet :

  •  les conversations qui donnent une porosité inédite espace privé/espacepublic (30eme minute > Exemple d’un statut facebook : selon les seuils d’énoncés que gère l’internaute, des cercles de réseaux en liens forts ou faibles vont intervenir dans la conversation : nouveauté dans l’espace public connu comme normatif (Habermas) ou “get keepers”.
  •   topiques des conversations, selon la visibilité calculée par les individus. elles s’agrêgent entre elles souvent

(Exemple : les flash mobs, ou Twitter en Iran lors des dernières Présidentielles 2009)

  •   modèle de la “force des liens faibles” sur Internet : acr si les individus partagent un esprit commun IRL, sur le web ils partagent d’emblée .

* communautés web : CARDON n’a pas manifestement pas lu MAFFESOLI car il dit que ces comunautés web sont électives, “à l’opposé du tribalisme de certains” (!!)

  •   5eme propriété : l’engagement, sous loi Pareto 20/80 et consensuel.
  •   légitimité ex-post (“hiérarchisation par la foule” des liens internautes; Voir Surowiecki, Yochaï Benckler).

Les questions posées à la fin de la conférence par Pierre ROSANVALLON sont très intéressantes car elles montrent les questionnements d’un un sociologue “classique” face à “l’objet Internet”, aujourd’hui : “qui sont les internautes”, “comment les typifier” ou “qu’elles sont les statistiques” ?… peu familier avec l’Internet, Il veut une “sociologie des internautes” plutôt qu’une “sociologie de l’Internet”