2014 commence bien avec
une interview dans le grand Journal Du Dimanche, concernant
« »
:
Google est aujourd'hui au coeur du paradigme de la convergence
numérique NBIC ou GNR (Genomic, Nanotechnologies,
Robotic) : via l'évolution de son moteur
de recherche et le rachat d'entreprises clés dans les
secteurs de la robotique, l'investissement dans les biotechnologies et
l'enrôlement de personnages emblématiques des
recherches en Intelligence Artificielle comme Ray Kurzweil (voir son
ouvrage « the Singularity is
near »)...
Dans un monde globalement socio-numérisé,
l'entité Google va dépasser toutes les
entreprises commerciales de part ses capacités
informationnelles hors-normes sur les consommateurs, c'est entendu (la
« base de données de leurs
intentions » disait le co-fondateur de Gmail dans
les années 2000). Et même les Etats et
gouvernements n'auront pas cette capacité inédite
de surveillance, de suivi, de catégorisation des individus
et leurs comportements (même si c'est là le propre
de leur « gouvernance algorithmique
» : il suffit de voir les milliers de demandes
adressées par la NSA aux géants du web selon
Snowden, pour voir que ce sont leurs infrastructures qui sont
pérennes dans le quotidien de nos vies sociales ).
C'est sans doute là l'avènement du monde
post-moderne d'un Zygmunt Bauman, mais c'est surtout la question
toujours essentielle du
« contrôle »
(cybernétique) qui revient quand on parle d'Internet et de
l'advenue en particulier de ce Google depuis les années
2000 : car qui contrôlera Google
à l'avenir ?
Les
« actionnaires » nous dit
l'interviewé de l'article du JDD, pour bien marquer que les
intérêts commerciaux géreront cet
empire mondial au champ d'action inédit ;
mais pas seulement, on peut aussi ajouter d'autres acteurs,
comme les "hackers" par exemple : ils prendront commande
à un moment ou à un autre, de certaines parties
de cette immense infrastructure cybernétique
appelée « Google » et
qui suit au quotidien le comportement des masses connectés
sur la planète. Même pour d'infimes instants. Car
un tel système, comme l'entité Google,
avec ces centres et bifurcations est forcément
hackable ;
et ne pas oublier cette fameuse IA (Intelligence Artificielle) , vers
laquelle tend, l'organe central de l'infrastructure Google,
à savoir son moteur de recherche, IA qui est aussi
au cœur de la convergence NBIC : dans son ouvrage
célèbre, le fameux Ray Kurzweil (aujourd'hui donc
employé à l'évolution du moteur de
recherche chez Google) a mis en garde les lecteurs contre
l'avènement de robots munis "d'intelligence artificielle
évoluée" dont il faudrait limiter les pouvoirs de
nuisance pour nous humains (en particulier, selon son
scénario, les faire contrôler par ...
une armée d'autres robots !).