GENERATION C : Prensky, le retour ? II

By | 1 décembre 2019

Un fait certain est que ces attributions de générations sont pénibles à suivre (Y, Z, C, natifs…). Mais elles semblent refléter l’évolution (l’instabilité ?) de la théorie des générations elle-même,  qui  muterait en même temps que les comportements sociaux (Cf. la thèse de la sociologue française Attias-Donfut).

Elles montrent surtout pour ce qui nous concerne, que l’alliance des NTIC et des jeunes depuis les années 2000 n’est pas anodine, que sa rencontre avec des univers professionnels structurés comme le monde  du travail (de l’université…) est largement indéfinie et inquiête ou rend perplexes les analystes rompus aux problematiques du changement dans des cadres bien definis (sociologie des organisations, sociologie du travail). On peut donc comprendre ces bricolages theorico-méthodologique autour des générations pour qualifier des comportements présents.Et c’est Prensky qui semble logiquement en profiter (la generation C prépare aux Digital Natives).

On l’avait chassé car  l’opposition Natifs/Migrants qu’il avançait était trop caricaturale et caricaturée : depuis on a appris que les jeunes n’ont pas tous des compétences informatiques évoluées, ou d’usage « intelligent » de l’Internet (par exemple en matière de Recherche d’Information sur les moteurs de recherche.

Voir la remarquable étude faite par Christine DIONI « métier d’élève, métier d’enseignant » ou celle de l’URFIST qui leur attribue 7/20), que leur milieu social et culturel détermine aussi leur appropriation des technologies (à lire en sociologie des usages le très bon « communiquer à l’ère numérique » de Granjon et Denouël, 2011) , et qu’à condition d’usage égale  « il n’existe pas de réelles différences entre les jeunes et leurs ainés » comme nous montrent régulièrement des études ;  Voire même que  la notion de digital natives est ancienne (Casilii)…

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