Focus sur Google et la convergence numérique dans nos sociétés

By | 4 décembre 2014
google-NBIC
2014 commence bien avec une interview dans le grand Journal Du Dimanche, concernant «  » : Google est aujourd’hui au coeur du paradigme de la convergence numérique NBIC ou GNR (Genomic, Nanotechnologies, Robotic) :  via l’évolution de son moteur de recherche et le rachat d’entreprises clés dans les secteurs de la robotique, l’investissement dans les biotechnologies et l’enrôlement de personnages emblématiques des recherches en Intelligence Artificielle comme Ray Kurzweil (voir son ouvrage « the Singularity is near »)…

L’entité Google et nos vies sociales

Dans un monde globalement socio-numérisé, l’entité Google va dépasser toutes les entreprises commerciales de part ses capacités informationnelles hors-normes sur les consommateurs, c’est entendu (la « base de données de leurs intentions » disait le co-fondateur de Gmail dans les années 2000). Et même les Etats et gouvernements n’auront pas cette capacité inédite de surveillance, de suivi, de catégorisation des individus et leurs comportements (même si c’est là le propre de leur « gouvernance algorithmique » : il suffit de voir les milliers de demandes adressées par la NSA aux géants du web selon Snowden, pour voir que ce sont leurs infrastructures qui sont pérennes dans le quotidien de nos vies sociales ).

C’est sans doute là l’avènement du monde post-moderne d’un Zygmunt Bauman, mais c’est surtout la question toujours essentielle du « contrôle » (cybernétique) qui revient quand on parle d’Internet et de l’advenue en particulier de ce Google depuis les années 2000 :  car  qui contrôlera Google à l’avenir ?

la gouvernance d’un monde cybernétique

Les « actionnaires » nous dit l’interviewé de l’article du JDD, pour bien marquer que les intérêts commerciaux géreront cet empire mondial au champ d’action inédit ;

mais pas seulement, on peut aussi  ajouter d’autres acteurs, comme les « hackers » par exemple : ils prendront commande à un moment ou à un autre, de certaines parties de cette immense  infrastructure cybernétique appelée « Google » et qui suit au quotidien le comportement des masses connectés sur la planète. Même pour d’infimes instants. Car un tel système, comme l’entité Google,  avec ces centres et bifurcations est forcément hackable ;

et ne pas oublier cette fameuse IA (Intelligence Artificielle) , vers laquelle tend, l’organe central de l’infrastructure Google, à savoir son  moteur de recherche, IA qui est aussi au cœur de la convergence NBIC : dans son ouvrage célèbre, le fameux Ray Kurzweil (aujourd’hui donc employé à l’évolution du moteur de recherche chez Google) a mis en garde les lecteurs contre l’avènement de robots munis « d’intelligence artificielle évoluée » dont il faudrait limiter les pouvoirs de nuisance pour nous humains (en particulier, selon son scénario,  les faire contrôler par … une armée d’autres robots !).

Laisser un commentaire