Qu’est-ce que la cybernétique ? : la 1ere cybernétique

cybernétique signifie art du contrôle ou art de gouverner dans sa version sociétale. Les chercheurs de la 1ere cybernétique mirent au point les concept fondamentaux de cette discipline, qu’ils empruntèrent à la thermo-dynamique, à la théorie de l’information mais aussi à la psychologie et la biologie.

Leur point de départ est une description de l’univers : l’univers est constitué d’organismes menacés d’entropie par le désordre, seule leur capacités de communication, un bonne et libre circulation de celle-ci permet d’en retarder la chute. Homéostasie, lutte contre l’entropie sont les premières notions de la cybernétique; auxquelles il faut ajouter des fonctionnalités comme la rétroaction (feed-back) de l’information : un système luttera efficacement contre sa disparition si ses mécanismes de rétroaction fonctionnent à plein.

Les savants de la 1ere menèrent donc un dialogue interdisciplinaire pour définir les contours de cette nouvelle science et tentèrent de les appliquer à nombre d’exemples. Et c’est Norbert Wiener qui en rédigea le versant sociologique, la cybernétique appliquée à la société, dans son ouvrage « cybernétique et société » : la société peut être vue comme un système cybernétique où la communication est le phénomène central; les sociétés les plus évoluées, les individus les mieux hiérarchisés, sont ceux qui communiquent le mieux (distinction sociétés chaudes/sociétés froides). Les sociétés les plus transparentes avec des systèmes de communication efficaces, ont le plus de chance de perdurer.

Cette vision de la société par Wiener rejoint la motivation principale des fondateurs de la cybernétique : face aux horreurs de la guerre auxquelles ces savants avaient été obligés de participer (création des missiles télé-guidés, bombe atomique) , ils avaient décidés qu’une nouvelle société menée par une nouvelle science (art de gouverner : cybernétique) devait voir le jour. Et ce seraient les machines communicantes qui gèreraient le quotidien de cette société, alors que les humains s’adonneraient aux hautes joies de l’esprit et autres ressources inexploitées de l’homme jusque là.Pour eux la société, les sociétés humaines ne pouvaient plus être aux mains des passions humaines déclenchant les guerres dont ils avaient été témoins. Les machines, sans passion, ne risqueraient pas de déclencher un conflit.

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