Le paysage d’Internet en 2010 : les collectueurs de données

Mais plusieurs tendances technologiques actuelles renforcent cette centralité des collecteurs et de leur appareillage, si on l’envisage ainsi (plutôt qui d’y voir un élan libérateur de l’individu comme le porte une certaine « idéologie du web 2.0 » depuis 2004) :

 – Le cloud computing (des entreprises et des organisations – même publiques décentralisent

leurs services informatiques )

Les projets d’identifiant numérique unique pour les internautes (OpenID, dataportability)

Les développements des géants du Web vers le mobile (Microsoft Zune, ,Amazone Kindle, Apple iPhone,Samsung Instinct et Google Phone)

Et des pratiques sociales massives accompagnent aussi ce dessein :

 Le crowdsourcing et l’User Generated Content

Le micro-blogging

L’émergence des Digital Natives (cette génération littéralement de “natifs du numériques” dont les caractéristiques sont l’hyperconnexion, la culture participative, le multitasking, la faible attention) etc.

sans oublier la pratique de ces millions de webmasters qui implémentent volontairement “Google Analytics”, le “bouton Like de facebook” ou tel “widget Twitter” sur leurs sites ou ceux de leurs clients et donnent ainsi volontairement des milliers de données aux collecteurs…

 Nous postulons que tout cela – pratiques et choix technologiques des individus, groupes ou organisations – alimente en continu les centres de données des industriels de la collecte d’informations issus du web ou de l’industrie logicielle du Xxeme siècle : nous envisageons même de qualifier de «  cybernétiques sociales  consuméristes » ces entités comme Google, Yahoo, Facebook ou Apple, Microsoft ou Orange qui déploient leurs logiques de collecte numérique dans cet environnement numérique qu’est devenu notre quotidien. Nous pensons même à les distinguer entre elles dans leurs techniques de personnalisation toujours plus fine de leur relation à l’internaute (en un « Internet des sujets » par exemple) : la « personnalisation des résultats de recherches » qui intervient pour tout habitant de la planète depuis la fin 2009 en est un exemple fort pour identifier la logique fonctionnelle de l’entité Google, mais il y en a d’autres…